Fort en voix

Chaussé d’Adidas aux couleurs du festival, Eric LEGNINI était donc ce soir le maître de cérémonie…
En première partie, il survole l’instrumentation du set de la chanteuse Kellylee EVANS dont il a produit le dernier album “I Remember When” . Parité dans le choix du clavier entre le brillant Steinway et l’incontournable Rhodes pour Eric. La voix de Kellylee emporte l’adhésion du public à qui elle explique, à l’issue du troisième titre, qu’elle doit chanter assise suite à un coup de foudre (un vrai !). Elle doit s’essuyer les yeux à l’issue de sa reprise de “Désolé” en présence du ukulélé, comme quoi il n’y avait pas que le groove implacable instillé par le maître au menu de ce premier set !
“And So We Dance” fait se lever un public qui n’attendait que ça ! L’arrivée des trois cuivres d’Eric LEGNINI pour la neuvième chanson nous offre un final… brillant… “Ordinary People” en rappel avant l’ultime “La Vie en Rose”, seule avec le public, termine en beauté cette première prise de contact avec les Franchevillois d’un soir.
En seconde partie, le niveau musical monte d’un cran dès l’instrumental d’ouverture. En trio ou en sextet, Eric LEGNINI et ses complices voient successivement se succéder le séduisant chanteur Hugh COLTMAN et son look “jean-veston-cravate”, Kellyle EVANS en guest, puis la Malienne Mamani KEITA qui impressionne par la puissance de son chant. L’album Sing Twice est égrené et magnifié par la prestation scénique de toute l’équipe, manifestement heureuse de se retrouver en live après avoir travaillé en studio.
En rappel, Mamani, Kellylee et Hugh reviennent devant leurs micros et nous avons droit à un final fort en voix !
Valérie BRUJAS, directrice du festival, ne doit pas regretter d’avoir eu l’idée et une certaine force de conviction pour nous offrir cette soirée apparemment unique au rayon festivals de jazz…
Réécouter la critique de l’équipe Night Groove de l’album Sing Twice ici
Christian Ferreboeuf