INTERVIEW FAADA FREDDY – JAZZ A VIENNE 2016

- FAADA FREDDY, le généreux -

 

Le 13 Juillet dernier, à l’occasion de la 36e édition du festival Jazz à Vienne, l’équipe de Night Groove a rencontré l’artiste Faada Freddy !

Chanteur de l’emblématique groupe sénégalais : Daara J, Faada Freddy, quarantenaire épanoui est en train de conquérir la scène musicale internationale avec son premier album solo, Gospel Jour­ney. Cet artiste complet a écumé trois ans durant les salles de concerts et festi­vals du monde entier, simplement armé de sa voix, de ses mains et de celles de ses choristes. Oscillant avec brio entre soul, gospel, jazz, hip-hop et reggae, partout où Faada Freddy passe, il laisse un auditoire conquis, charmés par le qualité du show proposé (lumières, qualité sonore, mise en scène) et par le coeur qu’il met à communier avec son public.

Durant 10min, nous sommes revenus sur son évolution musicale, son style vestimentaire, sa manière de composer un morceau etc… Faada Freddy est entrain d’écrire une nouvelle page de son histoire, une page remplie de succès, d’authenticité et de générosité. Nous sommes très heureux d’avoir été, l’espace d’un instant, les témoins privilégiés de cette succès story, plus que méritée ! 

 

Ps : Pour sa toute première interview, notre chroniqueuse Johanna a eu quelques soucis de réglages avec le ZOOM, nous nous excusons pour la qualité de l’enregistrement. 

 

Live Report Jazz a Vienne 13/07/15 : All Night Jazz !!!

- ALL NIGHT JAZZ 2016 -

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Robin McKelle

Nous y voilà ! Pour l’équipe Night Groove, la « All Night Jazz » sonne la fin du festival Jazz à Vienne ! C’est un marathon de concerts qui va se dérouler sous nos yeux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles ! 20h30 > 6h du matin, la soirée s’annonce riche en groove, en rencontres, en émerveillements mais également en cafés ! Après que le groupe nOx.3 (lauréat du tremplin RéZZo FOCAL) ait lancé le début des festivités, c’est au tour de la talentueuse Robin McKelle, considérée comme l’une des plus belles voix du jazz vocal actuel, de venir présenter au public du Théâtre Antique son dernier album « The Looking Glass ». Resplendissante, tant par sa beauté que par son élégant look funky chic, la chanteuse à une technique vocale impeccable !

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L’auditoire est réceptif à l’énergie foudroyante de l’américano-irlandaise. Il faut dire que Robin McKelle présente ce soir un nouveau répertoire qu’elle a voulu plus « intime et contemporain”, s’éloignant quelque peu du répertoire Rythm’n Blues, Blues Jazz qui l’a fait connaître. Sa voix mezzo, éraillée et profonde profite à la sonorité pop soul/ jazzy de ses nouveaux morceaux qui s’écoutent facilement. Le set est rodé, McKelle est une performeuse généreuse !

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Que ce soit sur des rythmiques dynamiques ou sur une ballade qu’elle joue seule au piano, la chanteuse sait tout faire : elle maîtrise chaque rouage de sa voix à la perfection, rien n’est mis à côté. Elle scat, danse, sait comment enflammer l’audience mais également faire preuve de subtilité et d’émotions. Alors que la nuit tombe peu à peu sur le Théâtre, une reprise de « Tainted Love » fait lever et chanter le public. Son hommage à Prince est très émouvant quand elle se met seule au piano et chante Nothing Compares 2 U. Le concert se termine sous une salve d’applaudissements. Miss McKelle a fait le job, la « All Night Jazz » semble commencer sous les meilleures auspices !

J.G

 

Faada Freddy

 

 23h05 : Sur scène, quatre garçons et une fille, très élégants, disposés en arc de cercle entament un chant. Percussions et basses se dégagent du morceau mais en regardant attentivement la scène on réalise que tous les sons émis viennent des voix et percussion scorporels des 5 choristes (Michael Désir, Jean-Marie Marrier, Emmanuel Vincent, Philippe Aglaé et Gisela Razanajatovo).

Alors que le public semble déjà conquis par l’installation, les cris redoublent avec l’apparition de Faada Freddy et son chapeau haut-de-forme vissé sur la tête. Deux ans après avoir enflammé la scène Cybèle, le chanteur et rappeur sénégalais est de retour sur la grande scène de Vienne pour présenter son album « Gospel Journey ».

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Le show commence et je dois dire que le spectacle des corps et des voix remplaçant des instruments avec une précision bluffante se révèle être une expérience juste fascinante ! Battements de pieds, claquements de mains, utilisation de la poitrine comme caisse de résonance, imitation vocale d’instruments à vent, toutes ces sonorités excitent les sens (mention spéciale à l’ingé son tant le rendu est parfait !)

Tout au long de la soirée, les morceaux au groove irrésistible vont s’enchaîner. Par le timbre de sa voix magnifique d’expressivité, Faada et ses soutiens font cohabiter la soul, le r’n'b, la funk, le gospel, la chanson traditionnelle africaine mais également le reggae (avec une reprise très émotionnelle de « No Woman, No Cry ») et la techno.

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Sur la scène Viennoise, le chanteur prouve que son projet hors-norme n’est pas qu’un miracle de studio. Jouées live, ses chansons y gagnent en intensité. Portées par des gimmicks accrocheuses, elles sont d’ailleurs très vite reprises en choeur par le public souvent sollicité par le front man pour devenir partie intégrante du show.

Rarement j’ai pu voir un groupe dépenser autant d’énergie à l’occasion d’un concert. On appelle cela la générosité, le respect et la passion. Et c’est communicatif ! L’espace d’un concert, la fosse du Théâtre Antique se transforme en véritable Dance Floor !

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Salve d’applaudissement, de cris, standing ovation, Faada Freddy a conquis le cœur de l’auditoire ! C’est le genre de concert qui laisse un sourire indélébile aux coins des lèvres. Le sentiment d’avoir partagé l’espace d’un instant un moment unique, généreux, du public, aux artistes ! Merci Faada, merci !

J.G

 

Kamasi Washington

 

Kamasi Washington a été l’un des points d’orgue de cette édition 2016. Le saxophoniste californien, du haut de son imposante stature, se tient prêt avec The Next Step, à transporter les derniers irréductibles du Théâtre Antique, dans un voyage cosmique. Son allure et la teneur de son oeuvre le placent en héritier direct de Sun­Ra, Pharoah Sanders et du mouvement avant­-gardiste des années 50 à 70.

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Tout comme ses prédécesseurs, Kamasi Washington fait de sa musique un point de rencontre entre les constellations, les générations et les inspirations. C’est tout naturellement que la voix solaire de Patrice Quinn, les deux batteries de Ronald Bruner jr et Tony Austin, la contrebasse de Miles Mosley, le clavier de Brandon Coleman alias Professor Boogie, le trombone de Ryan Porter et la trompette de Donate Winslow partent d’un seul allant, à la croisée de l’espace et du temps.

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Une performance aussi prenante que captivante s’est tenue lors de la All Night Jazz. Face à l’hommage rendu à Claude Debussy, ou encore les titres joués en compagnie de Ricky Washington, le père de Kamasi, l’heure était à la contemplation.

Kamasi Washington le précise, les instruments ne se supplantent pas et ne se combattent pas, ils conversent, à l’image du riche dialogue entre les deux batteries et le titre « Giant Feelings » composé et interprété par Brandon Coleman.

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Les yeux écarquillés du début jusqu’à la fin, sous un froid automnal et à une heure très avancée, le public de Vienne remercie Kamasi Washington d’une chaleureuse clameur avant Cory Henry….

A.D

 

The J.B’s Original James Brown Band

 

A l’occasion du 10ème anniversaire de la disparition du «Parrain de la Soul Music» et après le documentaire produit par Mick Jagger et diffusé sur Arte cette année, douze des anciens musiciens de James Brown ont décidé de se réunir à nouveau pour la première fois depuis la disparition du maître au sein de son groupe mythique, « The JB’s », pour une série de concerts exceptionnels en Europe !

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On pouvait craindre l’arnaque, la fatigue. Il n’en fut rien. Le Groove prend toute sa mesure immédiatement. Tous les grands standards sont passés en revue : Papa’s Got A Brand New Bag, It’s a man’s man’s man’s world, Sex machine… C’est leur musique aux tontons, ils savent bien faire le Funk. Beat au fond du temps, solos dans la tradition Rn’b, Ca groove, sincèrement !

Martha High, principale choriste de James Brown durant 35 années d’une intense collaboration entre sur scène après 25 minutes d’échauffement par le groupe. Elle apporte à la formation un regain d’énergie et un supplément d’âme. Danny Ray et ses bottines grises, célèbre MC du « God Father of Soul », chauffe régulièrement le grand Théâtre.

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Dans 15 ans cette funk là ne sera peut être plus joué comme ça. Alors on se prend à la transe Funky, pied droit passant derrière le gauche puis l’inverse… Et hop le Groove s’empare de nous sans forcer. Les tontons nous ont régalés !

A.C

 

Cory Henry

 

Pour conclure cette superbe nuit du jazz, le « Cory Henry Funk Apostles » entre en scène.

5h00 : Le ciel a déjà bien entamé sa mue vers l’aurore. Les irréductibles de la All Night ont assez attendu et ils sont prêts. Les « apôtres du funk » ont su maintenir plus de 500 personnes dans l’arène Antique. 2 batteurs, 2 guitaristes, 2 claviéristes, 1 bassiste. Le public présent s’époumone quand l’organiste prodige arrive, confiant et débonnaire.

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5h01 : « Good morning to you » nous lance-t-il. Le Groove est funky à souhait. Le public acclame Henry à chacune de ses prises de paroles claviéristiques. Ils sont là pour lui !

5h15 : L’étoile montante du jazz fait le show. Il harangue la foule, fait frapper l’audience dans les mains, se balade sur la scène, les yeux pétillants et le sourire jusqu’aux oreilles. La musique est à la fois très dansante et extrêmement pointue. L’énergie et la virtuosité qui s’en dégage évoque un « Return to Forever » moderne et digeste.

5h25 : Le dernier café qu’on nous a offert est déjà loin. Le « power jazz-funk » des New-Yorkais est musclé. Le musicien de Brooklyn navigue entre ses trois claviers et on assiste à des moments impressionnants de symétrie parfaite entre les 2 batteurs. C’est un vrai banquet de sonorités et de groove si typiques aux diners de la famille Snarky Puppy.

5h30 : Les premiers nuages ont pris une teinte orangée. Cory Henry s’envole en chorus déments à l’Hammond. Très expressif, il dirige ses musiciens quand il ne fait pas hurler sa cabine Leslie.

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5h36 : Le public réagi d’emblée quand Mr Henry entame le thème de « As » de Stevie Wonder avec son « Moog Voyager ». Il prend le micro assez brillamment sur cette reprise à mi-chemin entre J-Dilla et Prince.

5h45 : Le petit matin est bien là quand une chanteuse est invitée sur la scène. C’est le climax du concert, une version downtempo irrésistible de « Rolling on the river » de Tina Turner.

6h25 : Le concert s’achève en faisant chanter le Théâtre Antique de Vienne sur des vibes gospel qui s’accommodent parfaitement avec le soleil qui pointe résolument le bout de son nez. Un moment de communion pour finir, et la célébration d’un garçon au génie évident, pour qui tout porte à croire qu’il deviendra l’un des plus grands.

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6h30 : Après 4 bonnes minutes de scansion de son prénom, l’artiste fait une dernière apparition pour satisfaire les centaines de personnes qui réclament leur bain de foule et de selfies.

R.M

 

Toutes les photos du concert ici
Photographe : Paul Bourdrel et Claire Plantier

 

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LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 12/07/16 : Banda Magda

-MAGDA D’AMOUR-

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Magda Giannikou est une ambassadrice du monde. Née en Grèce elle vit aujourd’hui à New York.  Compositrice pour la télévision elle crée en 2013 Banda Magda. Collectif et Bande de musiciens venus de tous les horizons musicaux et de nombreux pays. Ce soir sur scène il y a un guitariste et un bassiste argentin et un percussionniste japonais
C’est Michael League leader de Snarky Puppy qui a produit ses deux premiers albums. En 2013 il invite Magda à jouer «Amour t’es là» sur l’album Familly Dinner Vol.1. C’est grâce au succès du disque que l’on découvre le talent de la musicienne.

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Derrière son accordéon , cette femme est un messager de l’amour qui passe toutes les frontières. 
Pour figurer le dynamise et l’excentricité du personnage, imaginez (sans aucun second degré) la meilleure animatrice BAFA de l’univers souriante et généreuse, musicalement super-douée. Madga cherche l’interaction, la connexion régulièrement avec la salle. Elle va même se mettre debout  sur un tabouret en plein milieu du club de minuit pour nous apprendre une chanson colombienne. Elle divise le petit théâtre en deux parties et nous dirige. (suite…)

LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 11/07/16 : Gregory Porter

 - LETTRE A GREGORY - 

 

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Cher Gregory,

Depuis juillet 2012, c’est maintenant la quatrième fois que je vous vois sur scène. Soyez rassuré, vous avez toujours la distinction et l’élégance d’un rebel. Vous vous rebellez encore pour le meilleur. Pour plus de liberté. Dès votre premier morceau Holding on on retrouve le son, la chaleur. Vous êtes comme un magnifique paysage que l’on aime retrouver à chaque vacance. On peut s’arrêter devant des heures sans jamais s’ennuyer.

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LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 11/07/16 : CHICK COREA

Du haut de cette scène, 75 ans de musique nous contemplent. Chick Corea fête cet anniversaire en 2016 et s’est offert une tournée en compagnie de sidemen de très grand luxe comme cadeau.

Armando Anthony Corea, de son vrai nom, fait partie de ces légendes du jazz et de la musique. Lui qui est considéré (avec quelques autres cependant) comme l’un des inventeurs du jazz rock. Lui qui fut le compagnon de route de Miles Davis dans les années 60. Lui qui avec ses groupes Return to Forever ou l’Electric Band fit voler en éclat les barrières entre jazz et musique électrique. Le voilà donc là, devant nous, toujours fringuant en cette soirée orageuse.

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LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 09/07/16 : Ibeyi

Deuxième acte de cette soirée dédiée à la féminité et à la modernité, le groupe Ibeyi composé des soeurs jumelles Lisa-Kaindé et Naomi Diaz, incarne à lui seul, l’ensemble voix-piano-percussion qui se profile sur scène.

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Un concert d’Ibeyi c’est la promesse d’une profonde introspection, initiée par les deux filles du regretté Anga Diaz, légendaire percussionniste cubain ayant fait partie d’Irakere et du Buena Vista Social Club. Un voyage où les mélodies et les harmonies prennent le pas sur les rythmes.

L’originalité d’Ibeyi c’est la réappropriation d’un héritage, un mélange d’influences afro-caribéennes qui sert de terreau à une musique froide et très imagée. Plus d’un an après leur concert au Club Transbo, les deux soeurs foulent pour la première fois, la scène du Théâtre Antique de Vienne, là où leur père, s’est produit, notamment aux côtés de Chucho Valdes et Changuito.

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Avec un deuxième passage dans la région et sans nouveau projet à défendre sur scène, Ibeyi offre une occasion d’observer l’évolution scénique de son Doom Soul Yoruba.

C’est sans surprises que l’on retrouve le même répertoire. Un répertoire qui gagne en densité et en intensité, grâce à la configuration viennoise et au temps de maturation du groupe. Toujours aussi épurée et aérienne, la prestation des sœurs, toutes de rouges vêtues et différentiables par leurs coiffures et leurs parures, se réalise face à un public bien plus nombreux et réceptif qu’au Transbordeur.

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Comme elles le disent sur scène, leurs titres célèbrent en musique leurs proches, présents ou disparus. De l’hommage à leur sœur aînée dans Yanira, à la douleur d’être une mère veuve dans Mama Says, la scène du Théâtre Antique se mue en exutoire qui émeut et bouleverse les personnes sensibles à l’univers d’Ibeyi.

Elles rendent également hommage au rappeur Jay Electronica via la reprise de Better In Tune With The Infinite, un titre qui reprend le piano de Ryuichi Sakamoto également thème de fin du célèbre film Babel.

A l’image du long-métrage d’Alejandro Gonzalez Inarritu, la musique d’Ibeyi tisse un fil reliant les continents et transcendant les barrières culturelles et linguistiques.

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Tantôt chanteuses, tantôt rappeuses, tantôt chantres de la culture yoruba, Ibeyi nous ballade entre les humeurs et les dialectes. Même si une certaine timidité se fait encore sentir. Même si le manque de grooves “chauds” manque par moment.

Ibeyi progresse et affiche une pluralité des styles plus assumée, à l’image du titre phare, River, joué une première fois dans la couleur qu’on lui connaît, puis une seconde fois en rappel, de manière bien plus transcendante, cristallisant les facettes des soeurs Diaz.

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C’est un groupe à fort potentiel qui s’est produit au Théâtre Antique. Ibeyi transforme l’essai avec un moment principalement axé sur la transmission d’émotions. Une performance qui a fait mouche et qui nous fait attendre du neuf chez ces deux étoiles montantes du groove.

Alpha Diallo

@AlphaDigger

Web

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Photographe : Paul Bourdrel

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Retrouvez la programmation complete de Jazz à Vienne 2016

LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 09/07/16 : ESPERANZA SPALDING

- GROOVE EVOLUTION -

 

Avant de disséquer le concert qui sera certainement l’un des plus étonnants de la quinzaine viennoise rappelons quelques informations indispensables pour filtrer au mieux cette soirée.

Esperanza Spalding, bassiste, contrebassiste, chanteuse et compositrice est une surdouée. Reçue au prestigieux Berklee College of Music, elle travaille sous les encouragements de Pat Metheny. En plus d’accompagner régulièrement les plus grands noms du Jazz (Mike Stern, Joe Lovano, Stanley Clarke…), tous ces projets depuis 2006  attirent l’attention. Elle n’a pas hésité dans ses précédents albums à fusionner jazz et musique de chambre, jazz et pop. Elle ose tout. Elle a été récompensée par quatre Grammys Awards et reçue les louanges de Prince, Wayne Shorter et Stevie Wonder. Elle fait partie des rares musiciens dont Night Groove suit les moindres fait et gestes artistiques.

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C’est son album Emily’s D+Evolution sorti en Mars 2016 qu’elle vient présenter à Vienne. Ce disque a été crée comme une suite poétique de tableaux musicaux vivants. 

Emily est son second prénom. Une nuit d’insomnie, allongée sur son lit, elle entendait la musique et voyais un personnage sur scène, Emily. C’était elle. Pour Esperanza Spalding, Emily ouvre une porte, libère une énergie depuis longtemps dormante. Elle fait circuler et influence tout ce qu’Esperanza a aimé jusque-là et continue à le faire.

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Petite on l’appelait Emily et elle adorait jouer la comédie. La musicienne inventait des milliers de personnages. Pour Esperanza, ce projet a pour but de retrouver et développer des envies non cultivées de son passé et de les utiliser comme une boussole afin d’aller de l’avant et s’enrichir. Nous étions donc intrigués et impatient de voir le projet sur scène.

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LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 05/07/16 : DIANA KRALL

 - DIANA KRALL : quiet night in Vienne - 

 

Le spectateur rhônalpin ne veut et ne peut être objectif… Chacun a son histoire avec Diana Krall : ceux qui l’ont découverte à Vienne, ceux qui l’avaient déjà écoutée à Crest, à la Salle 3000, à la Halle Tony Garnier… Chacun y va de ses commentaires sur sa discographie parfois hétéroclite, son attitude sur scène ou que sais-je encore ?

Mais tout le monde est au rendez-vous pour faire le point avec ses états d’âme ! La lumière s’éteint, le quartet entre en scène.

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LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 04/07/16 : RANDY WESTON

 - LEGENDAIRE RANDY WESTON  -

 

Un géant, un vrai ! Une légende comme il n’en reste malheureusement que peu parmi nous. Randy Weston c’est 90 printemps, 2m03, et plus de 60 années de carrière. Avec une ligne directrice entretenue depuis un demi-siècle : « Il est primordial d’enseigner l’histoire de notre musique et ses origines, qui viennent directement du continent Africain. » 

 

Jazz à Vienne a donc eu l’idée plutôt excitante de créer une rencontre entre le quintet de cette immense figure du Jazz et trois musiciens virtuoses venus de divers pays d’Afrique : Cheick Tidiane Seck au clavier, Ablaye Cissoko à la Cora et Mohamed Abozekry au Oud.

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LIVE REPORT JAZZ A VIENNE 02/07/16 : CHIC FEAT NILE RODGERS

- MISTER HYDE & DOCTEUR JEKYLL -

 

CHIC et Niles Rodgers sont des légendes ! Le monde entier a dansé sur les tubes Le Freak, Good Times qui sont désormais des monuments du groove. Le son de la Fender Stratoscaster de Nile Rodgers est unique, on le reconnaît immédiatement et sa carrière est stratosphérique. Elle couvre 40 années de collaborations allant de Madonna à Dianna Ross, de David Bowie à Luther Vandross !

 

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Le décor étant planté et par soucis d’honnêteté (fuyant les discours bien-pensants), je suis obligé de vous dire que mon cerveau s’est divisé en ce samedi 2 juillet. C’est pour cela que cet article aura deux visages, deux visions, celle de Mister Hyde et de Docteur Jekyll.

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