Live Report Richard Bona Tranbordeur Lyon 15/05/13

L’AME BONAFIEE

Voici un homme qui s’illustre depuis plus de vingt ans aux côtés des plus grands musiciens de la planète. De Bobby McFerrin à Pat Metheny en passant par Joe Zawinul et les frères Brecker tous ont fait appel au bassiste, chanteur et percussionniste Richard Bona.

Le 22 avril 2013 est paru le septième album Bonafied. Sur ce disque Richard Bona privilégie l’acoustique à l’électrique. C’est une manière pour lui de se révolter contre la direction que prend la musique aujourd’hui,  notamment au niveau du Live et des chanteurs utilisant le playback.

CLUB  TRANSBO

C’est dans le chaleureux Club Transbo du Transbordeur que le concert se déroule. Le bruit du sèche mains bruyant des toilettes voisines près de la scène, fait doucement rigoler Richard Bona qui a choisi de porter les couleurs locales avec le maillot de foot de l’Olympique Lyonnais.
La présence d’un quartet à cordes aux côtés de la  batterie, claviers, guitares, basse signifie que des morceaux du récent album Bonafied  seront joués. (Lire la suite…)

Live Report Jazz A Vienne 08/07/12 SOIREE AFRIQUE

AFRIQUE ENCHANTEE

Le discret Bela Fleck et son banjo « normal » se présentent sur la grande scène en ouverture de cette très attendue et très fréquentée soirée Afrique. Deux morceaux en solo viennent affûter nos oreilles impatientes et convaincre ceux qui l’ignoraient de la dextérité du New-Yorkais qui a décidé de retrouver les racines africaines de son instrument. Il a opté pour un banjo « customisé » quand Oumou Sangare, Fatouma Diawara et Dandio Sibide le rejoignent. Les belles s’emparent des micros et leurs voix nous emmènent sur les chemins bouillonnants du wassoulou malien soutenus par une basse, une batterie et un… kamele n’goni. Quelques mots de soutien au peuple malien et la diva malienne nous rappelle que la musique peut être une arme de paix. Hormis deux titres en trio (voix et percussion, puis banjo et rythmique), c’est un septet soudé qui  nous emporte dans un tourbillon où les superbes voix féminines survolent des rythmiques implacables face à des spectateurs enchantés.

Le toujours jeune Manu Dibango attaque au saxo en coulisses alors que ses musiciens se mettent en place : 3 choristes, 3 soufflants, 2 guitaristes, 1 pianiste, 1 bassiste, 1 batteur, 1 percussionniste.

Tout ce beau monde vient nous donner à entendre « Past, Present, Future », le nouvel album de Manu Dibango et ses complices. Toujours disert, Manu Dibango nous invite à un safari où nous visitons avec lui le Cameroun, le Mali en compagnie de l’organiste et chanteur Cheick Tidiane Seck, le Maroc avec la jeune chanteuse Oum, la France métissée du rappeur Passi et le monde du chanteur et producteur Wayne Beckford. Un hommage est rendu à Myriam Makeba dans lequel  les voix de Oum et de la choriste Valérie Ekoume sont épaulées par Manu Dibango qui s’est installé au piano. Pour l’époustouflant final, il reprend son saxophone pour le fameux riff de Soul Makossa qui embrase un théâtre antique debout et enchanté.

Le Bal de l’Afrique Enchantée ne connaît malheureusement pas  le succès des deux premières parties. Notre légendaire bienveillance et notre grande générosité mettront ce désintérêt sur le compte de l’heure tardive… autour de minuit… Celles et ceux qui n’avaient pas déserté les gradins en ont profité pour danser.  L’idée de transposer l’émission de France Inter de Soro Solo et Vlad en bal-concert-conférence semblait séduisante, mais force est de constater que les morceaux choisis (d’ indépendance   cha cha  à zombie de Fela) souffraient d’orchestrations trop proches du bal que des merveilles qui nous avaient auparavant… enchanté(e)s…

Christian Ferreboeuf