I believe he can touch the sky

Lorsque le contrebassiste Israélien Avishai Cohen pénètre sur la scène de Jazz à Vienne, son émotion est palpable. Les quelques mots exprimés par l’artiste témoignent de son bonheur de partager cet instant privilégié avec le public.
En retour, les applaudissements des spectateurs, aux aguets et concentrés, trahissent une certaine excitation, ce sentiment d’assister à un moment rare voir inhabituel.
Avishai Cohen, pianiste de formation, s’essaye à la basse dès l’âge de 14 ans. Suite au déménagement de sa famille aux Etats-Unis, il arpente les clubs de New-York dans les années 90 et se fait connaitre du célèbre Chick Corea, qui devient son mentor.
Sa carrière est lancée !
Pour sa 3eme apparition à Vienne, le contrebassiste de « velours » s’avance en compagnie du pianiste Omri Mor et du batteur Amir Bresler.
Les premières notes du trio résonnent dans les travées garnies du théâtre Antique. La rondeur du son et chaleur de la contrebasse nous « embrassent » passionnement.
Si la forme du trio reste classique, les sonorités, elles, demeurent très actuelles.
Entre folklore et classique, la musique se fait claire, légère voire aérienne lorsque la voix du contrebassiste se mêle au chant de son instrument.
Ponctuellement, Avishai Cohen se fait plus discret en laissant à ses musiciens la liberté d’expression nécessaire. Le pianiste Omri Mor s’échappe alors et nous entraine dans un solo mêlant références classiques, jazz ou latines.
Il n’est pas rare de surprendre les regards complices de la formation prouvant l’osmose du trio.
La virtuosité est toujours au service de la musique comme le prouve cette musicalité appuyée, constance du trio.
Et le Groove dans tout cela ?
Quel qu’en soit sa définition ou ses ramifications, il est présent voire omniprésent. Sans en être la variable d’ajustement, il est au contraire leur leitmotiv et leur pulsation inexpugnable.
Leur maitrise sans faille du Groove justifie alors toute les audaces, comme cette version de Besame Mucho lors de ce 4eme rappel (un record depuis le début du festival) qui fini par prendre des airs electro sans que personne ne s’en offusque dans cette antre du Jazz !
Les spectateurs venus voir Esperanza Spalding, découvrent un musicien talentueux et attachant, quand aux fans de l’artiste, ils terminent la soirée aux anges.
Photos
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Lionel Klebinder/ Prof Fred