Live Report Electro Deluxe Crest Jazz Vocal 03/08/12

LE POINT G DU GROOVE

 

Depuis 35 ans l’association « Festival de la Vallée de la Drôme » organise le festival Crest Jazz Vocal durant la première semaine d’août. En plus de la diffusion allant d’artistes internationaux au groupes émergents de la région, le festival se distingue par son concours international de jazz vocal qui privilégie la présence de nouvelles formations issues de toute l’Europe.
 Au programme de cette édition 2012, Mina Agossi, Didier Lockwood, Moutain Men, Charles passi, Nguyên Lê, Afro Cuban All Stars…

A 20h30 c’est la Guadeloupéenne FM LAETI qui monte sur scène. On nous chuchote que la chanteuse à fait un tube ce printemps In The Sun. Nous ne nous étalerons pas sur ce concert ou tout à été « un peu ». Un peu soul, un peu pop, un peu rock, un peu biguine, très peu jazz et donc un peu consensuel. La délicieuse FM LAETI à cependant une très belle voix et ses morceaux sont parfaits pour accompagner la tombée de la nuit.

Après un changement de plateau ou l’on peut admirer au loin le Château de Crest qui culmine à plus de cinquante mètres et une pleine lune rayonnante, Electro Deluxe rentre en scène.
Le groupe composé de Arnaud Renaville (drums), Jérémie Coke (bass), Gaël Cadoux (claviers), Thomas Faure (sax), Vincent Payen (trompette) et James Copley au chant attaque son concert avec Let’s Go to Work extrait de leur dernier album studio Play avec en fin de morceaux un hommage à Show Me What You Got de Jay-Z
.
Le Groove est d’entré ultra efficace et le chanteur et Mc anglais James Copley déborde d’énergie. Après deux titres Thomas Faure (sax) prend la parole pour préciser que contrairement  aux apparences, Electro Deluxe n’est pas un groupe anglais ou américains mais bien Français (en parti de la région) et qu’ils ont le plaisir de fêter cette année les 10 ans de la formation. 
A cette occasion le sextet à enregistré en octobre 2011 un superbe album Live avec un Big Band Live In Paris. Le saxophoniste annonce également que nous allons écouter de nouvelles compositions.

C’est donc parti pour une alternance de morceaux instrumentaux et chantés.  On retrouve bien sur quelques titres phares du groupe Point G, Play, Staying Alive, Where Is The Love et Peel Me pour finir le concert.
Avec Electro Deluxe on est sur que le Groove sera impeccable, précis. Le groupe réussi la performance d’assurer en Live la même qualité sonore et technique qui font la force de leurs albums studio. Certes tous les « Guest » vocaux des albums ne sont pas sur scène mais James Copley assure à tous les niveaux. C’est un chanteur puissant qui passe du très grave au très aigus sans soucis. Son sourire et sa joie sont contagieux et c’est en plus un chauffeur de salle de haute volée. L’anglais qui travaille avec Electro Deluxe depuis un peu plus de deux ans, apporte une chaleur qui manquait parfois à la formation il y a quelques années. Les musiciens sont à nôtres goût encore un peu timides et discrets, mais les chorégraphies effectués tous ensemble de « gauche à droite » en milieu de concert prouve leurs progrès « d’entertainers ».

L’orgasme du Groove est donc atteint avec Electro Deluxe à Crest. Ces enfants du jazz et de la soul réussissent à digérer leurs grosses influences américaines et proposent un son unique et des Groove tous très originaux.  Le point G est trouvé.

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Alexandre CHETAIL

LIVE REPORT SONNY ROLLINS Festival Jazz des cinq continents Marseille 25/07/12

Le maitre a joue

Credit Photo Migue Mariotti

Nous voilà chroniqueuses en herbe dans les jardins du Palais Longchamp à Marseille pour la clôture du festival   »Jazz des 5 continents », Fj5c pour les plus avertis…
C’est que la tâche n’est pas aisée car au milieu de cette édition 2012 aussi belle que diversifiée, la programmation entre ce soir dans une autre dimension avec la présence d’une légende de la discipline : Mister Sonny Rollins.
Rappelons que Sonny Rollins a côtoyé des « grands » de son époque : Miles Davis, Thelonious Monk, Jay Jay Johnson, Charlie Parker, Fats Navarro, Bud Powell, Max Roach, Art Blakey.

Le concert affiche complet. La foule est là, hétéroclite. Certains spectateurs sont décontractés à la buvette, d’autres passe du bon temps sur une  terrasse d’un restaurant éphémère guindé. C’est vraiment étonnant cette juxtaposition des deux lieux à quelques mètres l’un de l’autre !
À 21 h, ça s’agite. Ponctuels les musiciens s’installent, démarrent. L’ambiance est plantée, sous les pins, les cigales laissent la place à The Saxophone Colossus !
Le bonhomme est grand, même s’il arrive voûté du haut de ses 80 et quelques années. Il en jette avec sa  chemise rouge et sa crinière argentée, son côté chancelant inquiète aussi. Et le souffle arrive, époustoufle. La magie opère, il ne reste plus que le musicien, l’ensorceleur. Les morceaux s’enchaînent, devenus classiques au fil du temps, mais revisités à chaque  fois. Ouverture avec St.Thomaspuis nos oreilles reconnaissent les standards et nos pieds battent la mesures sur le  hard bop et le feeling Caraïbes de Sonny Rollins. On termine le concert en beauté avant le rappel avec Don’t stop the Carnival.

Le saxophoniste ténor et compositeur de jazz  s’est entouré de cinq complices : Peter Bernstein à la guitare, Bob Cranshaw à la basse, Clifton Anderson au trombone, Cobie Watkins à la batterie et Sammy Figueroa aux percussions.
Et c’est pendant plus d’une heure trente que dans un souffle inégal la légende nous emporte jusqu’à un dernier rappel auquel on ne croyait plus.
Si Sonny Rollins choisit chaque année ses concerts au compte goutte, c’est certainement pour ménager sa santé mais aussi  pour garder toute sa spontanéité. On sait ainsi que l’instant vécu est rare.
Magique, vous disait-on ? Ce rendez-vous il ne fallait le manquer sous aucun prétexte. Historique peut-être…

Béatrice Ferrer/Cristel/Gille

Rencontre avec Patrick Savey REALISATEUR Jazz a Vienne

Patrick Savey compte à son actif pas moins de 800 mises en images de concerts, 70 documentaires et 60 DVD. Fou de musique, musicien lui-même, il avoue se sentir « lié à la réalisation par un cordon ombilical à tel point que le processus est presque devenu plus important que le résultat ». Patrick Savez réalise l’ensemble des captations vidéo du festival Jazz à Vienne.

Rencontre avec un métier et un véritable personnage.

LIVE REPORT JAZZ A VIENNE Trombone Shorty & Orleans Avenue 12/07/12

Demarrage en trombe

Une première partie de concert aux airs de grand final ! C’est ce qui peut résumer le passage de Trombone Shorty en ouverture de cette soirée du 12 juillet, l’avant dernière avant la clôture du festival.

Avec un public composé en grande partie de personnes venues voir le show musical d’un docteur du petit écran, la conquête du théâtre antique au maximum de sa capacité révèle de l’exploit, un exploit réalisé par Trombone Shorty et son groupe composés d’amis du lycée, The Orleans Avenue.

Des la fin du discours de présentation de Stéphane Kochoyan (directeur du festival), la formation complète prend place et intronise en puissance, leur cocktail « Supafunkrok ». Les influences sont revendiquées et fièrement exprimées par des rythmiques caractéristiques des musiques rock ainsi que des riffs de guitare furieux. Un éclectisme musical qui ne distance pas les néophytes et les ouvre sur ce qui fait le ciment de l’univers de Shorty, le jazz de la nouvelle orléans.

Les moments marquants de ce passage sur scène ont été nombreux. Cela va du souffle continuel de Shorty sur son trombone pendant près de deux minutes à son incursion dans la fosse, en passant par la reprise de I’ve Got a Woman de Ray Charles, sans oublier le   titre de fin où les musiciens intervertissent leurs rôles :

Shorty prend la batterie, le saxophoniste baryton se met au trombone, le guitariste s’empare du saxophone ténor, le bassiste devient trompettiste, le saxophoniste ténor saisit la basse et le batteur endosse la guitare.

Un bien beau concert musicalement ouvert vivant et pêchu !
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Alpha Diallo

Rencontre avec The Waggons Jazz a Vienne scene cybele

The Waggons, une formation multicolore liant rock, rap, blues, acoustique, electro et beatmaking s’est produite sur la scène de Cybele le 9 juillet. Une équipe aux diverses influences musicales véhiculées par les textes de Lucien 16s, ancien membre du groupe lyonnais IPM. Ils ont bien accepté de répondre à quelques question pour Night Groove !

Live Report Jazz A Vienne Melody Gardot 11/07/12

La Ballade de Melody

Le théâtre antique est complet pour venir admirer la nouvelle étoile du jazz vocal.
Une scénographie raffinée conjuguée à de subtils arrangements musicaux, nous invitent à un vrai voyage musical. L’univers de Mélody Gardot  teinté d’épices marocaines, est aussi gorgé de l’ambiance des  bars à tango enfumés de Buenos Aires. Un mystère plane au dessus de Vienne.

Sa voix sensuelle et parfaitement maitrisée s’ajoute à cette caresse musicale. Mélody Gardot ne se contente pas seulement de chanter. Quand elle s’assoit au piano ou derrière sa guitare, elle habite physiquement ses compositions qui s’articulent autours de son dernier album The Abscence. Un spectacle mystique.

Pour les profanes du Jazz, ce concert en donne une image  glamour et très accessible. La  chanteuse a bien assimilé  la douceur de la musique sud-américaine mais en oublie un peu sa face brute et percutante. Une prestation très en douceur.

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Jerôme Trigon

Live Report Jazz A Vienne Fowatile Jazz Mix 11/07/12

Le groove du futur

Fowatile et Tigran Hamasyan c’est la rencontre musicale entre un groupe orienté « future beats/post-rap » et un pianiste virtuose touche-à-tout. Une rencontre entre des artistes aux étiquettes diamétralement opposées. Des noms qui, malgré les apparences, se complètent et transcendent les barrières de genre.

Des les premières notes, nous sommes transportés dans un univers propre aux personnes performant sur la scène du jazz mix. Chaque morceau est une surprise. Que ce soit dans la manière d’insérer le piano sur les beats ou les kicks et snares du beat dans les mélodies de pianos, les mises en bouche du combo machiniste/pianiste/batteur sont multiples et inattendues.

Ajouté à cela, un habillage allant des musiques traditionnelles aux instruments improbables en passant par des sonorités fabriquées de toutes pièces. On voit les références défiler, la structuration rythmique de la musique se construire et se déconstruire puis la voix d’elby dilinger, le Mc de fowatile vient prendre les devants.

Armé de son mic, il interprète le répertoire du groupe avec un flow caractéristique et calibré pour ces productions. Le lyriciste pose ses rimes avec diverses voix qui oscillent entre la mélodieux et le caverneux passé au vocodeur, à l’image d’artistes tels que Tyler The Creator et d’autres références aussi abstraites qu’électriques. Il rend également hommage au P Funk de George Clinton avec une reprise de One Nation Under a Groove. L’expérimentation se poursuit et le public demeure conquis par l’énergie que Fowatile et Tigram réussissent à transmettre.

Ce concert est un bel exemple des tournures éclectiques que prennent les nouvelles générations de musiciens de tout bords !

Alpha Diallo