LIVE REPORT JAZZ A VIENNE STEPHANE BELMONDO 4TET 11/07/12

Integrite et sincerite

Heureuse initiative que celle de Jazz à Vienne de proposer aux spectateurs, venus essentiellement voir Melody Gardot, de découvrir le trompettiste et bugliste français Stéphane Belmondo.
Si la chanteuse originaire de Philadelphie est la figure montante du jazz mondial, Stéphane Belmondo est « un vieux loup » de la scène jazz française et internationale.

Plus de 30 ans de carrière, pour celui qui débute la batterie dès l’enfance, s’essaye à l’accordéon avant d’adopter définitivement la trompette à l’âge de 10 ans.
Premier prix de trompette en poche, il fréquente les clubs de la capitale française.
Dès lors les collaborations sont innombrables, de Dee Dee Bridgewater au batteur Al Foster, sans oublier son frère Lionel, saxophoniste, avec qui il crée le Belmondo Quintet.

Ce soir, c’est en Quartet que le natif de Hyère se produit, accompagné des légendes, le batteur Billy Hart et le pianiste Kirk Lightsey, la formation est complétée du contrebassiste Sylvain Romano.
Ce quartet remuant entre directement dans le vif du sujet avec un concert qui s’engage sans préliminaires.

Étonnamment Stéphane Belmondo fait le choix de la trompette pour débuter le concert, lui, qui depuis des années, se consacre essentiellement au bugle. Sa rencontre avec le maître facteur (fabricant) néerlandais Hub Van Laar lui ayant redonné le gout de jouer et de travailler a nouveau la trompette.

Le premier titre pose les jalons d’un concert qui se fait tranchant et sincère.
L’énergie des musiciens est inouïe. Ils jonglent avec plusieurs styles parcourant les influences du trompettiste. D’un standard à une reprise de Stevie Wonder, Kirk Ligthsey nous surprend à la flute alors que Stephane Belmondo nous déroute avec un coquillage (sic !) dans lequel il chuchote.
Le plaisir du jeu est visible : les musiciens, s’encouragent, se stimulent.
Billy Hart et Kirk Lightsey se provoquent sans temps mort lors d’échanges ébouriffants où chacun renvoie ses inspirations à l’autre pour mieux le surprendre avant de se remetre aussitôt au service du trompettiste.
Le jeu physique, expressif de Stéphane Belmondo et le Groove jubilatoire de la rythmique ne font plus qu’un ! L’écoute entre les musiciens est totale.
Les sourires présument de l’envie, du plaisir et du bonheur qu’ont les musiciens de partager la scène.

Stéphane Belmondo remercie les spectateurs du théâtre Antique de leur soutien à la musique « vivante » ! Le quartet nous a offert une musique qui élève, pleine de vie et authentique.
Le public, venu en masse, repart enthousiaste à l’image de ce qu’était la musique de ce soir !

Photos

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Lionel Klebinder/ Prof Fred